Sylvie on the road






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Vilnius

vite fait-stop- Vilnius tres bonne surprise- stop- tres meridional par rapport a Riga- stop- petites eglises baroques et rues pavees- stop- tres gentille hote, meme si hors de la ville-stop- beaucoup de chance avec le temps- stop- a tres bientot, pour plus de details!
18.8.08 20:45


Rrriga

Voila, depuis mon dernier update j'ai rencontre notre hote Thomas, loge dans son im-mense appartement un peu delabre mais avec beaucoup de cachet (3 chambres pour un paaauvre stagiare sous-paye, la vie est vraiment trop dure..), retrouve Magali apres bien des peripeties, me suis tranquillement baladee dans Kreuzberg et Prenzlauer Berg, avec un petit appercu aussi de la vie nocturne de ce dernier quartier. Nous avons ensemble ete a deux doigts de louper notre avion le lendemain, sommes quand meme bien arrivees a Riga, avons retouve (enfin, rencontre pour moi) Mara et tous ses amis, nous sommes balades dans la ville et avons aujourd'hui fait un tour dans la station balneaire pres de Riga, pavillons en bois ouvrages du debut du 20e et pins, mer pas plus froide que la mer du Nord mais climat exterieur si.. donc limite attrape froid! Et passe a nouveau la soiree en ville.

A la prochaine!

15.8.08 23:21


Berrrlin

.. c'est toujours aussi magnifiquement n'importe quoi, une ville super relax et tres vibrante a la fois.. dommage qu'il crachine depuis une heure, en robe et sandales c'est pas top.

Je em suis baladee dans Kreuzberg, puis Prenzlauer Berg; la j'ai un petit coup de barre (suite a une nuit dans un bus rempli et exigu...), mais je vais encore me promener encore un peu (ou aller boire un cafe s'il pleut vraiment trop..) avant d'aller frapper a la porte de mom hote pour ces deux nuits. Ma compagne de voyage arrive ce soir, et c'est sa premiere fois a Berlin, donc je crois que  ce sera plus touristique / methodique demain.. mais j'ai bien apprecie cette journee de balade paresseuse aujourd'hui!

12.8.08 17:45


info

..à la personne qui cherchait des cours de géorgien en ligne gratuit, si elle repasse par là: j'ai presque ce qu'il vous faut (il faut juste payer l'inscription à l'Union des étudiants, soit, frais de transfert inclus, une petite cinquantaine d'euros):

http://webzone.imer.mah.se/projects/georgianV04/INTO/apply.html

sur le site de l'université de de Malmö... 

14.6.08 11:52


Novi Sad, du Danube au Danube (février 2008)

Il est temps de descendre de la forteresse- on s'arrête au passage dans les petits ateliers d'artistes le long du chemin, puis je pars avec Dejan et Kata vers le centre commercial à la recherche d'une flûte traversière (qui sont théoriquement moins chères en Serbie). Bon, malheureusement le magasin (qui a d'ailleurs l'air plus branché guitares et batteries qu'instruments classiques) est fermé, donc on va rejoindre les autres dans un café, puis on va manger burek et autres dans un restaurant du centre. A partir de là, ça s'égaille un peu, beaucoup préfèrent rentrer, et c'est nombre très réduite qu'on continue notre exploration de la vie nocturne novisadienne. On commence par la cave d'un club, où nous avons l'immense privilège d'assister à une Roma Ghetto Party, dans les mots de Milan et Danijela:

 

Des kids Roma qui sont appramment dans un trip 'life's a bitch and then you die'; puis arrivent sur la scène trois mecs baraqués, avec apparamment beaucoup de bagout, le beat est bon, moi et Irina la Roumaine rasta on s'amuse bien.. jusqu'à ce que Danijela se retourne avec une grimace "Oh là là, vous savez ce qu'ils sont en train de chanter? 'On veut des putes et des salopes pour nous... [je vous laisse imaginer la suite]'". Ah-ha, on file vite ailleurs...on commence par un club où il servent du rakija au miel, mmh..mais l'endroit est trop rempli; puis un club plus vide, mais où je commence à être trop crevée pour avoir envie de danser; puis dans une soirée techno dans un autre club, qui me plaît bien, mais Milan ne résiste pas aux infra-basses alors on décide qu'il est l'heure d'aller se coucher. Evidement, quand on entre à l'auberge, plusieurs ne sont pas encore couchés, mais ça c'est une autre histoire.

Encore deux incursions au centre: la première, pendant une pause déjeuner, pour aller m'acheter ma flûte dans un autre magasin- ça prend un peu de temps, du coup toutes les autres s'achètent des harmonicas et Ivana la Macédonienne super extravertie commence à improviser dans la rue et sur les marches de la poste quand on attend les autres. Et puis le dimanche soir, le soir des élections qui avaient fait fleurir dans la ville toutes sortes d'affiches à la gloire du Kosovo serbe (citant De Gaulle et Kennedy- qui ont du se retourner dans leurs tombes!), c'est la soirée 'Nema Zeazanja', 5 salles dans le Palais des congrès ouvertes à qui aura voté et peut donc montrer son doigt encré.. bon je crois que les gars à l'entrée ont été assez libéraux et je n'ai pas vu des pouces noirs sur toutes les mains, mais bon. Une soirée ma foi agréable, avec quelques stars locales comme Rambo Amadeus (un groupe qui fait du drum & bass acoustique, soit, avec une basse et une batterie), et divers DJ dont DJ Pendulum, australien basé à Londres, très efficace, et très enthousiaste sur le résultat des élections: 'COOOON-GRATULATIONS SERBIA!!! Welcome to the EU!!!!'.. j'échange un regard avec Andrea la Slovène '..euh..on n'en est pas encore tout à fait là..'.

Et puis voilà, il est temps de partir... de manière anticipée, comme les chemins de fer hongrois sont en grève je dois prendre le bus la veille au soir, avec Kata la Hongroise (aux cheveux plus ou moins dreadés, et qui avait vécu plusieurs mois dans un squatt à Londres, au grand scandale de Dixie l'Anglaise). Voyage en bus sans histoire, on arrive à 5h du mat à Budapest.. elle m'héberge chez sa mère, un appartement joliment rénové par son beau-père; sils sont tous les deux profs de musique, et elle raconte comment elle défile comme grosse caisse dans leur fanfare (ce qui est assez comique vu sa petite taille). On finit la nuit, puis on part au centre, dans la cité universitaire des étudiants en socio alternatifs, où après un petit déjeuner avec son pote je laisse mon sac pour aller me promener (et redire bonjour au Danube donc). Et puis voilà, c'est l'heure de partir à l'aéroport puis à la maison!

10.5.08 22:15


Novi Sad, du Danube au Danube..(février '08)

Et me voilà repartie dans les Balkans avant de redevenir un membre responsable de la société- voyage qui fut d’ailleurs l’occasion de me poser deux trois questions sur le contrat que j’avais signé juste avant, mais bon.

Cette fois-ci c’est à Novi Sad, capitale de la Voïvodine, la province nord-est de la Serbie qui jouxte la Hongrie (et qui compte d’ailleurs une importante minorité hongroise, mais pas trop indépendantiste heureusement), que je pars, pour un séminaire cette fois. Pour diverses raisons, je décide de ne pas passer par Belgrade mais par Budapest et prendre ensuite le train, ce qui me fait donc me retrouver une fois de plus à Budapest en transit. Comme il ne fait pas trop froid je peux tranquillement me promener, toujours aussi enchantée par cette vile, et manger un morceau, avant de partir à la gare que je commence à bien connaître (mais dont je serais incapable de redire le nom) et de monter dans le train international destination Belgrade ! Rien de spécial sur le trajet jusqu’à la frontière, une longue attente évidemment quand on y arrive, un douanier ravi de m’entendre tenter quelques mots en serbe et me gratifie d’un enthousiaste ‘Welcome to Serbia !’ et .. l’arrivée dans le couloir une bande de voyageurs qui devaient avoir à cœur de nous montrer qu’on était arrivés dans les Balkans, en décapsulant des bières, allumant des cigarettes, mettant de la musique et parlant et riant très fort.. marrant.

Bon, après c’est la rencontre avec d’autres participants dans le hall de la gare, puis avec Milan et son pote qui nous amènent à l’auberge de jeunesse.. le début d’un séminaire intéressant avec une série de personnes tout aussi intéressantes et motivées, mais ce n’est pas l’objet de ce post- si vous voulez avoir une petite idée de l’atmosphère cliquez .

Les premiers jours on reste un peu dans notre faubourg un peu glauque, peuplé de migrants de fraîche date, produite des soubresauts de l’histoire dans la région ; une petite balade post-déjeuner nous amène jusqu’à la rivière, où Milan nous raconte ses souvenirs de la guerre, notamment du bombardement du fameux pont de Novi Sad (il était dans un gymnase juste à côté, il se rappelle de toutes les vitres qui ont explosé et du gros pot de fleur qui s’est écrasé juste à côté de nous).

Et puis c’est le jour de l’après-midi de sortie, chic ! J’étais déjà venue faire un passage éclair au bureau de l’assoc qui organise le séminaire, boire une bière dans le petit deux-pièces qui leur sert de bureau en attendant que l’ordi se libère et admirer les fresques sur les murs, mais du coup je n’avais vu que les larges rues du centre et l’arrêt de bus. Là, on part vers le centre historique, qui ma foi est très joli, très Europe Centrale : des maisons au façades peintes, une cathédrale entourée d’une grand-place, et puis on finit par arriver jusqu’à la citadelle , où est organisé chaque année le festival EXIT, quatre jours de fête non-stop, où la ville est brusquement envahie d’étrangers (apparemment c’est moins le cas le reste de l’année, plusieurs jeunes viennent spontanément nous parler dans l’autobus quand ils remarquent que nous sommes étrangers). Là la citadelle est beaucoup plus calme, un énorme complexe à la Vauban avec je ne sais plus combien de niveaux souterrains, dominant la boucle du Danube et le reste de la ville de l’autre côté du fleuve (Novi Sad s’est longtemps trouvée à la frontière entre empires ottoman et austro_hongrois).

30.4.08 17:24


Macédoine: Noël et.. la vraie fin cette fois

Nous voilà donc de retour, une fois de plus, à la gare routière, pour prendre le bus jusqu’à Radoviš , moyenne ville entre Strumica et Stip. Nous y arrivons sous un grand soleil, et nous dirigeons vers la maison de la grand-mère de Katerina, qui était encore à la lisière de la ville, en bordure d’un grand pré, lorsqu’elle y venait chaque week-end dans son enfance, mais ça s’est bien construit depuis. La grand-mère de Katerina vit seule, mais avec sa fille dans une maison derrière ; c’est une vieille dame au visage tout ridé et portant un fichu noir, mais encore bien vaillante, malgré une vie pleine d’épreuves (pendant la guerre son mari était partisan, elle le suivait dans le maquis, et a passé quelques semaines dans les prisons allemandes ; après la guerre , ils sont allés s’installer en Croatie, mais son mari est malheureusement mort assez tôt, au début des années 50 la laissant seule avec plusieurs enfants dont un en bas âge ; et elle ne s’est jamais remariée depuis).

Elle nous offre un café, mais à peine est-il mis en route qu’on va rendre visite à..euh.. (encore une fois je m’y perds dans les degrés de parenté, surtout avec les décalages de génération) bref, on va dire sa tante et ses deux cousines, l’une qui travaille dans un ministère au service du protocole (et part d’ailleurs en mission à Lyon la semaine suivante), l’autre qui a décidé de rester travailler dans l’administration locale à Radoviš , où la vie est moins chère et plus cool. Puis on va voir sa cousine Vesna, qui a un an de plus qu’elle, avec qui elle a joué toute son enfance (elles se remémoraient avec incrédulité un épisode où à 6 ans elles avaient fait de l’auto stop avec un chauffeur de poids lourd pour aller au village d’à côté...en concluant que le chauffeur devaient les connaître, c’était un peu too much sinon), ses deux mouflets très souriants et sociables et son mari, qui aime bien les chaînes françaises du câble type Chasse et pêche, ou Voyages . On retourne chez la grand-mère, je somnole pendant qu’elles discutent à bâtons rompus, puis la première tante et les deux cousines arrivent, puis Vesna et ses fils. Puis on part (en fait je ne me rappelle plus l’ordre exact, mais bref, on passe la journée à rendre visite aux uns et aux autres et à retrouver les autres chez les uns) visiter encore une autre tante, et tous les cousins et leurs enfants, on me ressert à manger.. puis l’après-midi touche à sa fin, on va rentrer en voiture avec deux de ces derniers cousins, juste après être aller dire au revoir à la grand-mère, qui m’offre bonbons pour la route et petit cadeau. J’ai vraiment l’impression de vivre les souvenirs de ma mère, quand au Nouvel An ils faisaient la tournée de la famille dans les villages de Flandre Occidentale ; quelque chose qu’avec ma famille réduite (un oncle de chaque côté je n’ai jamais connu…

J’avoue qu’une après-midi de manger et de boire tout en essayant de suivre les conversations en macédonien que je comprend qu’à moitié ça m’a un peu vidée, et je suis plutôt contente de rentrer…mais à peine a–t-on démarré qu’on s’arrête chez le troisième cousin, qui est resté vivre à Radoviš avec sa famille. Là on ressert un coup à boire, puis le patron du cousin arrive (il est Turc, mais apparemment c’était le premier à envoyer un sms pour souhaiter joyeux Noël ; l’autre cousin raconte d’ailleurs qu’il travaille en majorité avec des Albanais, mais que tous lui ont envoyé leurs vœux pour Noël, comme quoi, tout n’est pas rose mais on est loin de la situation kosovare), avec femmes et enfants. C’est l’occasion de se rappeler les souvenirs de jeunesse, les quatre cents coups avec le frère de Katerina et encore un autre cousin ; en particulier les ‘sérénades’, c'est-à-dire la tradition qui veut que en revenant d’une sortie, au milieu de la nuit, on aille jouer de la musique devant la maison d’un ami qui n’est pas sorti- celui-ci doit ouvrir la porte, accueillir ses amis, et continuer la fête avec eux (et incidemment réveiller toutes les femmes de la famille pour préparer à manger). Puis on finit par prendre la route vers Skopje avec le cousin et la cousine qui s’y sont établis, partagent un appartement et travaillent tous les deux dans les douanes (malgré la différence d’âge de 10 ans). Le cousin est très exubérant, musicien autodidacte, et surtout qui sort tellement de plaisanteries que Katerina ne prend même plus la peine de me les traduire. On parle musique, du Kocani Orkestar et encore d’autres groupes, tout en roulant à travers un brouillard à couper au couteau, et puis on finit par arriver à Skopje. Evidemment ils viennent saluer les parents de Katerina, on est reparti pour un bon moment de conversation exubérante et chaleureuse.. Katerina se tourne vers moi en souriant en me disant qu’une autre cousine les a invités à passer ce soir, mais que bon, on va s’arrêter là.

Et c’est dans un café à la décoration assez sophistiquée mais quand même agréable qu’on va tranquillement finir la soirée ! Le lendemain, je ne sais plus trop, je suppose que je fais mes bagages tranquillement, puis c’est l’heure d’aller prendre le taxi pour l’aéroport ! J’embrasse les parents de Katerina, puis elle m’accompagne en bas.. en me faisant remarquer que sa mère a balancé une casserole d’eau dans l’escalier derrière nous, en signe de bonne chance (elle l’avait fait en fait à chaque fois qu’on était parties hors de Skopje, mais je ne m’en étais jamais aperçue). Et voilà, c’est l’heure des adieux ! Après, un trajet très chaotique, un peu de désorganisation à l’aéroport de Skopje, et beaucoup à celui de Budapest, du coup je rate ma correspondance, et mon sac restera à Budapest… mais c’est pas grave, je suis tellement radieuse que je traverse tout ça le sourire aux lèvres..

23.4.08 19:40


vers le réveillon de Noël

Il nous reste encore un ou deux jours avant la Noël ; on va rendre visite à la grand-tante de Katerina, qui vit dans un appartement juste au-dessus de sa fille je crois (ouh là là, j’avoue que ma mémoire des liens familiaux dans cette grande famille sont bien embrouillés, mais bref)- quelques membres de la famille qui viennent sonner pour dire bonjour commencent par me confondre avec la sœur de Katerina, à qui je ne ressemble pourtant pas du tout, c’est assez marrant. Des gens chouettes et chaleureux, bien que très différents, une constante dans sa famille, des deux côtés, comme on le verra. Puis on marche le long du talus du chemin de fer enneigé, puis à travers de faubourgs de béton jusqu’au centre ville, pour aller voir une expo d’un photographe des années 40-50, dans le Musée presque désert. Les photos montrent une Macédoine d’avant-guerre encore très rurale et traditionnelle, puis après guerre l’arrivée des volontaires de toute l’Europe venus construire avec enthousiasme le nouveau socialisme…

On va aussi boire un verre chez New Age, qui est finalement quand même ouvert mais désert- quand j’y étais venue en 2003, j’avais trouvé que c’était un peu trop mis en scène (cour décorée ‘à l’orientale’, là évidemment on est à l’intérieur et la décoration est beaucoup plus éclectique et spontanée, ça me plait bien. Et le soir nous sommes invitées chez le frère de Kate et sa fiancée- qui habitent dans un des grands ensembles de banlieue, mais dans un bâtiment qui a été rénové, leur appart est donc moderne et confortable. Vidéo de leurs Nouvel An à Dubrovnik et photos de leurs vacances au Portugal, discussions avec une amie de Kate qui travaille dans le secteur des ONG- une certaine aisance, mais très fragile, puisque ce sont toujours des contrats temporaires..

Et puis c’est le jour de Noël ! On décide d’aller à Matka, un lac encaissé au fond d’un canyon près de Skopje ; évidemment là encore c’est complètement différent en hiver et en été, surtout un jour neigeux et nuageux comme aujourd’hui. On va d’abord visiter le monastère de l’entrée de la gorge, où vivent cette fois deux nonnes. Puis on avance le long du canyon, du barrage aux eaux noires et glacées, brrr.. Et on finit par arriver au fond, près du lac, où trois hommes pêchent (il faut du poisson sur la table de Noël), on monte sur la terrasse mais on conclut vite qu’on n’est pas équipées pour entamer une exploration dans la neige, donc on finit par aller prendre un verre dans l’auberge sous la falaise, en appelant le frère de Kate pour qu’il vienne nous chercher. Celui-ci nous rejoint, on passe un bon moment ensemble puis c’est parti- à la recherche de pain de Noël (un pain avec une pièce dedans un peu sur le principe de la galette des rois, juste en moins sucré, ce qui s’avère assez ardu, mais on y arrive finalement.

A la maison, c’est le moment des derniers préparatifs pour préparer la table de Noël : un repas végétalien, à part le plat de poisson, mais très copieux (je n’en n’attendais pas moins de la mère de Katerina, aux multiples talents, dont les culinaires ne sont pas les moindres..). Au son des polyphonies religieuses, on exécute tous les rituels : le père de Katerina sort une bougie à la main inviter Dieu, on divise le fameux pain de Noël en autant de morceaux que de convives, plus une part pour Dieu et une autre pour la maison- et c’est la part maison qui reçoit la fè- euh non la pièce. La mère de Katerina est toute émue car c’est la première année où son fils n’est pas là (on fête toujours Noël dans son propre foyer, ce qui fait que les enfants mariés –ou quasi- laissent leurs parents seuls)… on continue à bavarder et raconter des souvenirs jusqu’à la fin du repas. Puis je ressors avec Katerina, on va à Bastion, un café mythique, lié à l’émergence de la scène électronique à Skopje (dont le groupe new wave-ish du même nom). On était parties pour juste boire un verre, mais le frère de Katerina décide de nous rejoindre, puis le couple d’amis qui étaient là à la soirée la veille ; comme le mec sera le garçon d’honneur de Jovan, on finit par parler du mariage, de la coutume serbe de brandir le drapeau national au mariage et de l’effet que ça aurait sur la petite nièce de Katerina (qui a deux ans est une nationaliste convaincue et s’exclame ‘Vive la Macédoine !’ à chaque fois qu’elle voit le drapeau..).. et de beaucoup d’autres choses encore. Mais on finit par s’arracher vers 1h00, parceque le lendemain matin nous attend l’expédition vers Radovish…

22.4.08 23:46


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